
Lugdunum sous le signe du solaire : quand l’histoire dialogue avec l’avenir énergétique
Ce jeudi 5 mars, les pierres antiques du Musée Lugdunum, joyau romain perché sur la colline de Fourvière à Lyon, ont résonné non pas seulement avec les échos du passé, mais aussi avec les promesses d’un avenir énergétique renouvelé.
Dans ce cadre empreint de mémoire et de lumière, le Club Solaire #23 - organisé par la Métropole de Lyon, AuRA Digital Solaire et Enedis — a réuni acteurs publics, experts techniques et professionnels du solaire pour une matinée dense et inspirante autour d’un enjeu crucial : la gestion du surplus de production photovoltaïque et les solutions de stockage.
Le défi du surplus : une opportunité, pas un gaspillage
Avec l’essor des installations solaires, tant individuelles que collectives, une question devient centrale : que faire de l’électricité produite en excès lors des journées ensoleillées ?
Plutôt que de voir cette surproduction comme un fardeau pour le réseau, les intervenants ont montré comment elle peut devenir une ressource stratégique, à condition d’être bien stockée, gérée et valorisée.
Lors d’un échange technique animé, les experts ont décrypté les enjeux :
- Vincent Briat (RTE) a rappelé le rôle clé des réseaux de transport dans l’équilibre offre-demande, soulignant la nécessité d’anticiper les pics de production.
- Rémi Driat (Enedis) a mis en lumière les innovations en matière de gestion dynamique de la charge et d’intégration des batteries locales.
- Bruno Gaiddon (Hespul) a insisté sur l’importance des solutions citoyennes et coopératives, où les communautés locales pilotent leur propre transition énergétique.
- Noémie Poize (Planair) a présenté des cas concrets de microgrids solaires en milieu rural, illustrant la résilience énergétique par le stockage décentralisé.
- Gautier Claudinon (Alexis Assurances) a abordé un angle souvent oublié : l’accompagnement assurantiel des projets solaires, essentiel pour rassurer les porteurs de projets et faciliter l’investissement.
De la théorie à la pratique : le témoignage des acteurs du terrain
Passer des concepts aux réalisations concrètes : c’est ce qu’ont fait avec clarté les deux professionnels venus partager leurs retours d’expérience :
- Brieuc Pinczon du Sel (Skysun) a détaillé les solutions de stockage intégrées aux toits solaires, combinant esthétique, performance et simplicité d’installation.
- Jean-Marc Guenée (Wattmen) a présenté des projets de batteries partagées entre plusieurs foyers, une piste prometteuse pour les copropriétés et les quartiers durables.
Ces retours montrent que le stockage n’est plus une utopie technologique, mais une réalité accessible, déjà déployée dans des contextes variés.
Un lieu symbolique : du soleil des Romains à celui des panneaux photovoltaïques
La matinée s’est conclue par une visite guidée du Musée Lugdunum, un moment à la fois culturel et méditatif.
Alors que les Romains maîtrisaient déjà l’orientation des bâtiments pour capter la lumière et la chaleur, nous, modernes, repensons l’architecture et l’urbanisme pour capter l’énergie solaire. Ce parallèle n’a pas échappé aux participants : l’innovation durable s’inscrit dans une longue tradition d’adaptation intelligente à l’environnement.
🤝 Ensemble pour une région solaire et décarbonée
Le Club Solaire n’est pas qu’un événement : c’est un mouvement collectif, un espace d’échange où se tissent des collaborations concrètes entre institutions, entreprises et citoyens.
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Et restez connectés : la Saison #3 continue, avec toujours plus d’ambition pour un territoire solaire, résilient et juste.
















